Marseille : que faire de la villa méditerranée ?

Inauguré en 2013, il faut dire que la villa Méditerranée ne sert pas à grand-chose. Aujourd’hui, les projets se succèdent afin de savoir ce qu’il faudra en faire. Selon Christian Estrosi, le président de la région, il est possible d’y installer la réplique de la grotte Cosquer. Ce qui semble s’inscrire en porte à faux de tout ce qu’il a pu dire jusque-là. En effet, lors de son élection, il a eu à affirmer qu’il se débarrasserait au plus vite de ce bâtiment.

Plus de 4 millions de dépenses de fonctionnement par an

Construit pour accueillir les festivités de « Marseille, capitale culturelle en Europe », ce bâtiment suscite la polémique depuis quelques années. En effet, un projet de casino avait été évoqué avant d’être abandonné par le maire LR de Marseille. D’autres projets de « cité du vin », de « palais du futur » ou encore d’un centre commercial de luxe avaient été évoqués avant d’être abandonnés.

Aujourd’hui, le conseil régional, qui a financé le constructeur de villa Marseille à hauteur de 85 millions d’euros, continue de payer 4.5 millions d’euros de frais de fonctionnement au moment où la fréquentation est 4 fois moindre que le MuCem. Il souhaite alors vendre l’édifice ou lui trouver une activité qui devrait permettre de le rentabiliser. En ce sens, Christian Estrosi a fait le choix de revisiter un vieux projet qui avait été abandonné au milieu des années 2000 : celui d’une réplique de la grotte Cosquer.

L’autre projet de Michel Vauzelle

La grotte Cosquer a été découverte en 1985 par Henri Cosquer. Située à 37 m de fond, elle est désormais scellée et interdite au public. En réalisant une réplique de cette grotte, il sera possible d’égaler l’attractivité touristique de la grotte de Chauvet en Ardèche ou celle de Lascaux en Dordogne. Ce projet va surtout mettre en évidence la dimension historique, scientifique et artistique de ce lieu.

Ce lieu va surtout contribuer à combler un manque et ceci est assez étonnant pour la zone qui ne dispose pas de musée dédié à la mer. Le projet de cette réplique pourrait s’ouvrir au public d’ici 2019. Par contre, il devrait coûter environ 20 millions d’euros. Pour se partager cette somme, les collectivités vont sans doute faire appel à un investisseur privé. Cependant, Michel Vauzelle, l’initiateur de cet édifice, aimerait le voir abriter le parlement de la Méditerranée, celui-ci étant aujourd’hui basé à Malte.