Il est maintenant officiel que la loi sur l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et les universités vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Il sera appliqué à partir du début de 2018. Les établissements peuvent préciser dans leur règlement intérieur s’ils restent agréés dans des lieux désignés. Les élèves du secondaire et les enseignants sont épargnés de cette nouvelle loi gouvernementale. En prévision de son application, les 10 meilleurs et les pires arguments en faveur de cette interdiction sont ici.
10 arguments pour interdire les téléphones mobiles dans les collèges et les écoles
Les vacances prennent une tournure inattendue. On imagine bien la grimace des élèves face à cette annonce : le téléphone portable sera désormais interdit dans les écoles et universités. Adieu Pokémon Go dans la cour de récré. Les lycéens, eux, échappent à la règle, mais la frontière reste mince pour les futurs bacheliers.
Voici un panorama des principaux arguments qui motivent l’interdiction des téléphones mobiles à l’école et au collège.
Les enseignants, quant à eux, ne sont pas concernés. Leur mission de surveillance impose qu’ils restent joignables à tout moment pour des raisons de sécurité. Ce privilège fait grincer quelques dents chez les élèves, mais la règle est posée. Plutôt que de s’attarder sur l’application de cette loi, qui reste très symbolique pour certains, passons en revue les arguments avancés en sa faveur.
Voir aussi : Comprenez tout sur cette loi interdisant les téléphones dans les écoles et les collèges.
1. Mieux lutter contre le cyberharcèlement
Ce motif figure en tête de liste. La logique est implacable : plus un adolescent reste connecté à ses réseaux sociaux, plus il s’expose au harcèlement. Priver l’élève de son smartphone durant la journée, c’est limiter l’accès aux messages malveillants ou aux groupes toxiques. Cela ne règle pas tout, la vigilance des parents reste essentielle dès le retour à la maison. Mais l’école marque ainsi une frontière claire.
2. Rendre la fraude plus difficile lors des évaluations
Le smartphone est devenu l’outil rêvé pour tricher : messageries instantanées, recherches express sur Internet, ou même calculatrice clandestine. En imposant de laisser le téléphone dans un casier dès l’arrivée, la tentation est coupée court. Bien sûr, les méthodes de triche ne datent pas d’hier : antisèches sur gommes, formules cachées sous la manche… Les élèves ont toujours fait preuve d’inventivité, mais le mobile, lui, amplifie le phénomène.
La tricherie ne date pas de l’ère du smartphone, mais il a offert de nouvelles armes aux élèves débrouillards. Demain, il faudra se montrer encore plus inventif.
3. Limiter l’accès aux contenus inadaptés
Les smartphones échappent souvent au contrôle parental, contrairement aux ordinateurs familiaux. Ils ouvrent la porte à tout ce qu’Internet propose, y compris les vidéos choquantes ou la pornographie. En interdisant l’usage du téléphone à l’école, on réduit la possibilité de consulter, partager ou montrer ce type de contenus à ses camarades sur le temps scolaire.
Voir aussi : En savoir plus sur le contrôle parental disponible sur les smartphones.
4. Réduire la dépendance aux écrans
Les enfants et les adolescents passent de plus en plus de temps devant un écran. Pour certains, l’addiction se développe rapidement. Bloquer l’usage du smartphone pendant toute la journée de classe permet de limiter ce phénomène. À la maison, il revient aux parents de gérer le temps d’écran de leur enfant et de fixer les règles.
5. Préserver le sommeil grâce à la réduction de la lumière bleue
La lumière bleue émise par les écrans a un impact direct sur le sommeil. Elle stimule certaines cellules de la rétine et entraîne une baisse de la mélatonine, l’hormone qui favorise l’endormissement. Moins de temps sur le téléphone, c’est l’assurance d’un repos de meilleure qualité et d’une attention plus solide en classe.
La lumière bleue diffusée par les écrans perturbe l’endormissement et la qualité du sommeil.
6. Redonner leur place aux jeux de cour
Là où les téléphones sont autorisés, les moments de pause perdent en convivialité. Privés de leurs écrans, les élèves se tournent à nouveau vers les jeux de groupe, rattrapent la corde à sauter, la marelle, ou inventent de nouveaux défis. Retrouver l’esprit collectif, partager de vrais moments avec ses camarades : la récréation retrouve son sens premier.
7. Limiter vols et jalousies
En laissant le smartphone dans un casier sécurisé toute la journée, les risques de vol chutent. De plus, exhiber un modèle dernier cri peut susciter des comparaisons ou des tensions entre élèves, comme une paire de baskets à la mode. L’interdiction réduit ces sources d’inégalités.
8. Favoriser l’attention en classe
Il n’est pas rare de voir des élèves pianoter discrètement sous leur bureau. Cette distraction nuit à la concentration de tous. En écartant le smartphone, les enseignants gagnent du temps, et les élèves sont moins tentés de s’évader numériquement en pleine leçon.
9. Mettre fin au bruit des enceintes dans la cour
Les surveillants et les enseignants apprécieront de ne plus entendre résonner les tubes du moment sur les haut-parleurs saturés d’un smartphone. Les retours à la maison sans Despacito hurlant depuis un appareil bas de gamme, c’est aussi une victoire pour le calme des oreilles.
10. Pokémon GO, c’est terminé dans les couloirs
La nouvelle règle met un coup d’arrêt à la chasse aux Pokémon dans les établissements. Plus de parties improvisées dans les couloirs, plus de Florizarre planqué derrière la salle de sciences. Difficile de dire si le législateur avait cette image en tête, mais la traque virtuelle s’efface, du moins à l’école.
Impossible désormais de croiser un Pikachu entre deux salles de classe. Les téléphones rangés, la vie scolaire reprend un autre rythme,moins connecté, mais peut-être plus réel.





