Conseillère financière confiante en réunion d'affaires

Gestion d’actifs vs banque d’investissement : quelle est la meilleure option ?

La majorité des fonds qui tentent de battre le marché finissent par produire des rendements inférieurs à leur indice de référence sur le long terme. Pourtant, des milliards d’euros continuent d’être alloués chaque année à des stratégies promettant une surperformance.

Certains investisseurs privilégient la stabilité et la prévisibilité, tandis que d’autres misent sur l’expertise humaine pour dénicher des opportunités. La confrontation entre ces deux approches structure le paysage financier contemporain, tout en soulevant des interrogations sur le rapport coût-efficacité et la capacité réelle à générer de la valeur.

Gestion active et gestion passive : deux approches qui façonnent l’investissement

Depuis plusieurs décennies, la gestion d’actifs se scinde entre deux méthodes. D’un côté, la gestion active : des experts chevronnés composent et ajustent des portefeuilles, sélectionnant titres et secteurs selon leur analyse des marchés financiers. Leur but ? Surclasser un indice boursier de référence en misant sur leur talent d’analystes, leur capacité à repérer des opportunités et à réagir vite. Les fonds gérés activement incarnent cette philosophie, portés par les équipes de sociétés de gestion et de banques d’investissement qui revendiquent leur savoir-faire dans la chasse à l’alpha.

Face à cette démarche, la gestion passive trace une ligne claire. Pas de pronostics, pas de paris sur une valeur ou un secteur : il s’agit de coller, au plus près, à la performance d’un indice via des ETF ou des fonds indiciels. L’investisseur accède ainsi à la diversité d’un marché entier, souvent à des frais bien plus contenus. Au fil des années, la gestion passive s’est imposée comme un pilier incontournable, drainant des volumes massifs, qu’il s’agisse d’épargnants individuels ou d’investisseurs institutionnels.

L’essor des ETF et de la gestion indicielle a profondément modifié le visage de l’asset management. Deux pôles aujourd’hui se font face, chacun mettant en avant ses atouts. La gestion active attire les convaincus de l’agilité et de la réactivité, notamment sur les segments moins liquides ou plus complexes à décrypter, comme le private equity ou les marchés émergents. La gestion passive, quant à elle, séduit par sa simplicité, sa clarté et ses frais réduits, qui allègent notablement le coût d’un portefeuille sur le long terme.

Derrière ce clivage, une question reste en suspens : quelle est la véritable valeur ajoutée des sociétés de gestion d’actifs ? Opter pour la gestion active ou passive ne se limite pas à une simple préférence d’investisseur. Ce choix traduit une conception de l’allocation du capital, un arbitrage subtil entre coûts, performances et exposition au risque dans un univers financier devenu particulièrement dense et mouvant.

Quels sont les avantages et limites de chaque méthode pour l’investisseur ?

Pour de nombreux investisseurs, la gestion passive s’impose par la simplicité et la transparence de ses instruments : ETF, fonds indiciels et autres véhicules qui suivent un indice de référence. Ici, la promesse est limpide : reproduire la performance d’un marché, limiter les frais de gestion et bénéficier d’une diversification immédiate, qu’il s’agisse d’actions, d’obligations ou d’immobilier. Les frais, rarement supérieurs à 0,5 % par an, préservent le rendement. S’ajoute un autre avantage : la diversification, qui dilue le risque propre à une entreprise ou un secteur. Cette approche séduit ceux qui veulent investir sans y consacrer un temps infini, sans ajustements perpétuels.

Mais la gestion passive ne fait pas de miracle. Quand les marchés tanguent, impossible d’espérer mieux que l’indice. Et certains biais structurels, domination des géants de la cote, déséquilibres sectoriels, restent inévitables. L’absence d’arbitrage prive aussi l’investisseur d’une adaptation rapide aux chocs ou d’un positionnement sur des thématiques pointues.

La gestion active, à l’inverse, propose une adaptation permanente, la recherche de segments délaissés, une gestion affinée des risques. Elle vise les profils prêts à accepter des frais de gestion plus élevés (souvent plus de 1,5 %), misant sur l’idée qu’un bon gestionnaire peut faire mieux que l’indice. Mais la réalité est plus nuancée : la plupart des fonds actifs ne battent pas leur benchmark sur le long terme, comme le montrent diverses études. Résultat : tout repose sur la compétence de la société de gestion, la rigueur de la stratégie et la constance dans l’application.

Pour mieux saisir les différences, voici un résumé des points-clés de chaque approche :

  • Gestion passive : simplicité, coûts réduits, diversification, mais manque de réactivité et plafond de rendement.
  • Gestion active : flexibilité, chance de surperformance, mais frais plus lourds et risque de sous-performance persistante.

Comparer les performances, les coûts et les risques : ce que disent les études et les chiffres

Les données sont sans appel. Sur dix ans, près de 80 % des fonds gérés activement font moins bien que leur indice de référence, selon les rapports SPIVA. Ce constat s’explique en partie par le poids des frais de gestion : la gestion indicielle, via ETF ou fonds indiciels, délivre des performances nettes, proches de celles des marchés financiers, avec une volatilité maîtrisée et des coûts qui dépassent rarement 0,5 % par an.

Pour illustrer l’écart de frais, voici quelques chiffres :

  • ETF/Fonds indiciels : frais annuels variant de 0,07 % à 0,5 %
  • Fonds gérés activement : frais courants allant de 1,2 % à 2 %

Du côté de la gestion passive, le risque existe, mais il reste balisé : la performance suit l’indice, sans surprise majeure. En gestion active, la recherche de surperformance s’accompagne d’une variabilité considérable. Certains gérants parviennent à saisir des opportunités, d’autres accumulent les déconvenues, et l’écart entre les résultats se creuse en période de turbulences. Selon les dernières analyses, seules quelques sociétés de gestion sur cent parviennent à générer de façon régulière un alpha positif sur cinq ans.

L’arbitrage entre gestion active et gestion passive se structure autour de trois critères majeurs : structure de coûts, visibilité sur la performance et espoir de surperformance. Les grands investisseurs institutionnels, souvent, optent pour la gestion indicielle sur les principaux marchés, tout en réservant la gestion active à des poches spécialisées ou à fort potentiel de développement.

Jeune banquier analysant des graphiques dans un bureau dynamique

Comment choisir la stratégie la plus adaptée à votre profil et à vos objectifs ?

Avant tout, la gestion d’actifs s’adapte au profil de chaque investisseur. Les particuliers recherchent généralement la simplicité, la transparence et la souplesse : assurance vie, OPCVM, ETF répondent à ces attentes. Du côté des institutionnels, la préférence va plutôt à la gestion sous mandat ou collective, pour piloter de grands portefeuilles et diversifier efficacement.

Pour avancer dans ce choix, plusieurs points doivent être examinés :

  • Déterminez votre horizon de placement : court, moyen ou long terme
  • Pesez votre tolérance au risque et la performance que vous visez
  • Examinez le montant de départ et la nature des actifs (actions, obligations, private equity, SCPI…)
  • Vérifiez la prise en compte de critères ESG ou SFDR dans la sélection des supports

La gestion active attire ceux qui souhaitent s’appuyer sur l’expertise d’une société de gestion d’actifs pour aller chercher de la valeur sur des stratégies spécifiques ou thématiques. La gestion passive est idéale pour qui veut suivre un indice boursier, optimiser les frais et garder une visibilité claire sur son portefeuille.

Beaucoup choisissent de mixer les deux : utiliser des ETF pour l’exposition générale, tout en confiant une partie à un mandat de gestion dédié à des thématiques ou à l’investissement responsable. Les contrats d’assurance vie multi-supports facilitent cette hybridation, de même que les SCPI ou sociétés civiles de placement immobilier pour ceux qui veulent élargir leur palette d’investissements.

La stratégie d’investissement la plus pertinente n’est jamais figée. Elle évolue avec les objectifs, le contexte, les contraintes personnelles. Plus que jamais, la qualité du dialogue avec le gestionnaire de portefeuille et une compréhension fine des mécanismes d’investissement font la différence. Les marchés changent, les outils aussi. La clé reste d’investir avec lucidité et de ne jamais perdre de vue ses propres ambitions.

Coup de coeur des lecteurs

La montagne de Pieter Both : idéale pour les prises de photos

Vous êtes passionnés de la photographie et de voyage ? L'île Maurice est sûrement un endroit où vous pourrez dénicher de superbes clichés. Pour vous

Les stickers Islam, idéaux pour décorer votre intérieur

Le site EasyEtiq propose de nombreux stickers muraux. Il en existe un vaste et large choix. Il y en a pour tous les goûts,