Quel est le staphylocoque le plus dangereux ?

Contrairement à l’imagination collective, les animaux les plus effrayants ne sont pas nécessairement les plus meurtriers. Alors que nos yeux se tournent naturellement vers le côté des attaques de requins ou de lions, des organismes beaucoup plus dangereux nous menacent constamment. Invisibles, certains virus et bactéries causent des ravages chez l’espèce humaine. Ici, nous dessinons un panorama de 15 de ces micro-organismes mortels.

Staphylococcus aureus, Staphylococcus aureus

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Cette bactérie n’est pas nécessairement fatale. D’autre part, elle est impliquée dans de nombreuses pathologies et résiste à la plupart des antibiotiques. La principale préoccupation pour la santé humaine avec staphylococcus aureus est qu’il peut être traversé presque n’importe où : dans l’air, dans l’eau, ainsi que dans les aliments. C’est un vrai problème dans les hôpitaux, où la bactérie a le champ libre pour Les personnes les plus affaiblies infectent rapidement, par simple ingestion.

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Nesseria meningitidis, méningocoque

La bactérie Nesseria meningitidis, communément appelée « méningocoque », est la principale cause de méningite aiguë, une maladie mortelle chez l’homme. Logement dans les enveloppes du cerveau, il provoque une fièvre significative et l’apparition de taches hémorragiques sous la peau. L’antibiothérapie est possible, mais elle doit être effectuée immédiatement après l’apparition des symptômes. En outre, les méningocoques ont un potentiel épidémique important, de sorte que les patients atteints de méningite sont étroitement surveillés pour éviter l’infection.

Virus de l’hépatite B

L’ hépatite se réfère à une inflammation du foie causée par la plupart des cas sont causés par des virus. Parmi eux, le virus « hépatite B » est l’un des premiers à être identifié, mais aussi l’un des plus dangereux et infectieux. Encore plus virulente que le VIH, l’hépatite B se transmet par contact sexuel ou par contact sanguin. À ce jour, il n’y a pas de traitement efficace pour cette maladie, qui peut se développer en une maladie chronique chez une personne sur dix. Ces derniers ne montrent pas de symptômes évidents, mais peuvent toujours infecter d’autres personnes.

Virus Lyssa, le virus de la rage

La rage est une maladie mortelle qui touche encore 55 000 personnes par an. Le virus est transmis par la morsure d’un animal infecté, présent dans sa salive. Chez l’homme, le virus attaque directement le système nerveux et modifie son fonctionnement. Il provoque la cessation des fonctions vitales pour le corps et conduit systématiquement à la mort quand il n’est pas traité à temps. Heureusement, il existe des moyens efficaces pour lutter contre la maladie, mais le moyen le plus simple est de se faire vacciner !

Yersinia pestis, le virus de la peste

Le ravageur est une maladie célèbre qui a longtemps visité nos livres d’histoire. Néanmoins, les bactéries à la racine de cette maladie prévalent encore dans certains pays. Une maladie qui affecte les rongeurs, elle peut être transmise aux humains par des piqûres d’insectes mordant un rat infecté. Dans la phase dite de peste « bubonique », les nœuds deviennent enflammés. Dans 20 à 40% des cas, les buboes se retirent et la maladie reculent. Dans d’autres cas, la maladie peut se développer en une peste « septicémique », fatale et hautement contagieuse.

Bacille anthracis, la bactérie du charbon

Bacillus anthracis bactérie est responsable du charbon de bois (ou anthrax), une maladie qui peut prendre diverses formes. La forme de la peau (pénétration des spores à travers une coupe) est la plus commune mais aussi la moins dangereuse. D’autre part, les formes intestinales (ingestion d’aliments contaminés) et pulmonaires (inhalation de spores) sont plus dangereuses et presque systématiquement fatales en l’absence de traitement.

Hantavirus, le virus des rongeurs

Le terme hantavirus désigne une famille de virus visant principalement les rongeurs, mais peut infecter accidentellement les humains. Les hantavirus sont responsables du développement de la fièvre hémorragique hautement violente ou HPS (syndrome pulmonaire d’Hantavirus), ce qui conduit souvent à la mort de l’hôte. Le virus est transmis par ingestion ou inhalation de salive infectée ou d’excréments de rongeurs, plus rarement par mordre. Par contre, aucun cas de transmission d’un humain à un autre n’a été observé.

Virus de Malbourg

Malburg La fièvre hémorragique est une maladie virale causée par un virus proche du virus Ebola. Dans 80% des cas, le virus de Malburg tue son hôte moins de deux semaines après l’apparition des symptômes. Cependant, la transmission d’un homme à un autre est très rare, nécessitant un contact étroit entre les individus et l’ingestion de salive, d’urine ou de fèces.

Flaviviridae, le virus de la dengue

Ce virus est responsable de l’apparition de la dengue, également appelée « grippe tropicale ». La maladie est transmise par la piqûre de certains moustiques du genre Aedes et pollue jusqu’à 50 millions de personnes chaque année. Chez certains patients, la dengue se développe en dengue hémorragique, ce qui conduit à des complications. Bien que le potentiel soit moins dangereux que certaines des maladies susmentionnées, la dengue a augmenté ces dernières années et commence à atteindre l’Europe.

Le virus Ebola

Brièvement mentionné dans ce diaporama, le virus Ebola mérite de regarder quelques lignes. Après tout, ce n’est rien de moins que l’un des virus les plus mortels pour les humains. À ce jour, il n’y a pas de traitement efficace ou de vaccin contre la maladie, qui est transmis par contact direct ou indirect avec un liquide biologique d’une personne infectée. Les précautions anti-infectieuses sont donc extrêmes : gants, lunettes ou salopettes sont obligatoires pour prévenir l’infection.

Le virus de la grippe espagnole

Également connue sous le nom de « grippe de 1918 », la grippe espagnole est connue pour avoir infecté 500 millions de personnes, soit la moitié de la population mondiale à cette époque. On sait peu de choses sur cette maladie, sauf qu’il s’agit d’une souche très virulente de H1N1, et, selon les estimations, a transporté entre 30 et 100 millions de personnes.

Clostridium botulinum

Cette bactérie synthétise une toxine responsable du botulisme, une maladie généralement due à une intoxication alimentaire. Très résistante, cette bactérie conduit à un blocage de la communication nerveuse, ce qui peut entraîner une paralysie des membres. Le botulisme peut s’avérer fatal s’il n’est pas traité et est particulièrement dangereux chez l’enfant.

Mycobacterium tuberculosis, la bactérie de la tuberculose

Bien que la tuberculose ait presque disparu en France, elle continue de tuer près de 2 millions de personnes chaque année dans le reste du monde. Cette maladie pulmonaire est transmise par inhalation de gouttelettes aéroportées infectées par mycobacterium tuberculosis. Moins de 10% des personnes infectées développent une maladie, mais l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) estime que la maladie tend à se propager. Un antibiotique à base de traitement contre la tuberculose existe, mais est très long et lourd pour le corps.

Le virus A H5N1

Le virus H5N1 est responsable des cas de grippe aviaire, une maladie qui est principalement dirigée vers les oiseaux mais qui est également transmise aux humains. Le virus est fatal dans 60% des cas, une seule caractéristique le rend particulièrement dangereux : notre système immunitaire n’est pas habitué à lutter contre ce sous-type viral. Aujourd’hui, le virus n’a pas encore été éliminé, mais l’OMS reste particulièrement attentif au développement de la maladie, car la prévention reste le moyen le plus efficace de lutter contre la grippe aviaire.

Le VIH, la superstar des virus

Le mode d’action du VIH est connu. Le VIH est un rétrovirus, transmis par le sang ou les rapports sexuels, qui provoque le sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Aucun traitement ne peut éliminer complètement le VIH du corps, mais dans certains cas, il est toujours possible d’empêcher le virus de se multiplier davantage. Aujourd’hui, plus de 37 millions de personnes souffrent du VIH, dont 6200 nouveaux cas par an en France.

Par Vincent JOURDAIIN

Sources : Futura Sciences, Pasteur.fr, Inrs, Larecherche