Autoentrepreneurs : comment faire lorsque vous atteignez le plafond du chiffre d’affaires ?

AE

L’autoentreprise est une forme légale d’entreprise destinée aux particuliers qui souhaiteraient vivre de leur activité personnelle tout en étant déclaré. Elle présente de nombreux avantages, mais également quelques contraintes, dont une limitation du chiffre d’affaires annuel. Comment faire lorsqu’on fait face à cette limitation ?

L’autoentreprise, avantages et inconvénients

L’autoentreprise est une forme de société destinée aux particuliers souhaitant déclarer une activité personnelle. Elle est très pratique dans le sens où elle est très facile à mettre en place et où les démarches administratives lui sont très simplifiées.

Il suffit de se rendre sur la plateforme des autoentrepreneurs pour s’enregistrer en quelques clics. Ensuite, le numéro SIRET est envoyé sous 45 jours maximum et l’autoentrepreneur peut commencer son activité et déclarer ses revenus.

Par contre, cette forme d’entreprise présente aussi quelques inconvénients, notamment au regard de la sécurité sociale et des droits de chômage. Très important également, il faut savoir que le chiffre d’affaire d’un autoentrepreneur est limité à 33 200€ HT pour les activités de service et 82 800€ HT pour les activités d’achat / vente de marchandises.

Comment faire lorsqu’on atteint la limite du chiffre d’affaires ?

Ainsi, un autoentrepreneur qui vent des biens ou services, pour lesquels ils paye des frais (matières premières, sous-traitants…), et ne fait que 20% de marge sur ses ventes, ne pourra pas réaliser de gros contrats sous peine d’atteindre trop rapidement son plafond.

Malheureusement, il n’existe aucune solution pour contourner ce plafond. Certains arrivent à s’arranger en faisant payer les clients directement aux sous-traitants, mais lorsque plusieurs sous-traitants interviennent, cela devient compliqué. Dans tous les cas, cette limite représente un vrai frein à la bonne expansion de l’autoentreprise.

C’est pourquoi, à partir de ce seuil, il vous sera imposé de stopper votre activité jusqu’à la fin de l’année (sous peine d’amendes de l’URSAFF) ou bien de changer de statut grâce aux services d’une agence juridique. Beaucoup d’autoentrepreneurs dans cette situation choisissent de passer sous le statut de SAS ou SASU.

L’avantage du changement de statut est qu’à partir de là, vous pourrez plus facilement embaucher un employé pour vous seconder dans votre activité. Mais attention, les entreprises autres qu’autoentreprises sont également soumises aux charges patronales et à la TVA. Avant de vous lancer, renseignez-vous bien sur ces taxes très conséquentes. Dans certains cas, il est en effet préférable de limiter son activité d’autoentrepreneur que de changer de statut et ne pas pouvoir faire face à toutes ces charges.