Les fonds à faible volatilité ont le vent en poupe

Pour répondre aux besoins des investisseurs à la suite de la crise économique de 2008 et proposer des produits moins risqués aux épargnants frileux, de nombreux fonds à faible volatilité se sont développés depuis les années 2010.

En 2016, leurs encours ont dépassé les 3 000 milliards de dollars et en 2017, ils s’orientent vers le cap des 4 000 milliards de dollars.

Fond à faible volatilité : une stratégie quantitative

Alliant rendement intéressant et prise de risque limitée, les fonds à faible volatilité sont idéaux pour les entreprises cherchant à maximiser leur excédent de trésorerie tout en se protégeant des incertitudes du marché.

La principale force de ces fonds repose sur leur composition. Élaborée à partir d’une stratégie quantitative, elle vise à combiner des titres à faible volatilité peu corrélés entre eux.

De fait, une étude menée par Morningstar montre que sur les 5 dernières années, les fonds à faible volatilité sont entre 10 et 20% moins risqués que les autres fonds de placements disponibles sur le marché.

L’étude montre également que ces fonds permettent une meilleure garantie du capital investi et sont très liquides.

En terme de rémunération, inévitablement, la faible prise de risque se traduit par une rémunération généralement inférieure à la moyenne. Toutefois, les fonds à faible volatilité américain affichent des performances supérieures à leurs équivalents européens.

Comment choisir un fond à faible volatilité ?

Lors de leur apparition sur le marché, on comptait à peine une dizaine de fonds à faible volatilité. Aujourd’hui, près de 10 ans plus tard, le marché européen en offre plus de 100. Pour faire le point entre les différentes offres disponibles, plusieurs critères s’imposent.

1/ le mode de calcul de la volatilité

Pour garantir la faible variation des titres et leur sensibilité au risque, 2 principales méthodes de calcul sont utilisées :

  • l’écart type
  • le calcul du bêta (c’est-à-dire le degré de corrélation d’un titre à l’ensemble du marché. Plus celui-ci est faible, plus la volatilité est faible)

2/ la compétence des équipes

La composition des fonds à faible volatilité est, en général, assurée par des professionnels. Il est donc capital de faible le point sur les équipes, s’assurer qu’elles soient reconnues pour leur fiabilité et leur stabilité et s’assurer que les professionnels seront en mesure de composer une offre diversifiée et de corriger le rendement du risque.

3/ les secteurs

Enfin, si tous les secteurs peuvent, en théorie, être représentés dans les produits de ces fonds, certains domaines, comme de consommation de base, les services publics et les soins de santé sont particulièrement prisés. A l’inverse, les secteurs de l’énergie, de matériaux de base et du secteur financier sont sous-représentés car ils sont, par nature, plus risqués.