Qwant, peut-il défier Google, Yahoo et Bing ?

Nouveau venu (depuis 2013 quand même, même si l’idée date de 2011) dans le monde des moteurs de recherches, Qwant ambitionne d’y troubler la hiérarchie et se faire une place parmi ceux qui sont déjà bien installés comme Google, Yahoo ou encore Bing. Est-ce que le nouveau moteur de recherche à la française peut vraiment tirer son épingle du jeu ? Quelles sont ses chances de s’imposer contre ces firmes qu’on qualifie désormais de « géantes » ?

Des résultats plus diversifiés

Il est vrai qu’à l’heure où l’on se parle, quand on parle de moteur de recherche, le géant américain Google est le premier qui nous vient en tête. D’ailleurs, l’expression « googler » est déjà très populaire, c’est dire la part de marché qu’il a su accaparer. Mais la firme américaine n’est pas intouchable puisque d’autres moteurs tels que Bing, Yahoo ou Ask ont su se faire un nom sur la toile.

Pour suivre la même voie et pourquoi pas ? Où aller plus loin, Qwant mise sur l’expérience de la société Pertimm (à qui l’on doit entre autres Meetic, Auchan ou PagesJaunes), sur le soutien financier de son investisseur, M. Jean-Manuel Rozan, et des compétences en sécurité informatique d’Eric Leandri. Premier atout de Qwant par rapport à ses « adversaires », son impartialité dans les recherches : on veut dire par là que le moteur ne cherche pas à mettre en avant tel ou tel réseau (comme Google avec son Google+), qu’il effectue des recherches et en ressort les résultats, quelle qu’en soit la provenance.

Même dans la façon de présenter ses résultats, Qwant se démarque en proposant plusieurs styles (en colonnes, en mosaïques). Toujours à propos des résultats, il ambitionne de donner le résultat le plus complet possible et de conseiller les internautes sur les tendances du moment.

Un problème de crédibilité

Mais pour pouvoir espérer un jour détrôner les plus grands, il faudra à Qwant gagner en notoriété et en crédibilité, car pour l’instant, de ceux qui ont connaissance de son existence, beaucoup l’accusent de pomper les résultats chez ses concurrents et que les soi-disant innovations qu’il apporte sont en fait de pâles copies de ce qui se fait ailleurs. Face à ces graves accusations, Qwant n’a, jusque-là, présenté qu’une faible défense, peut-être par faute de moyen ou peut-être parce qu’il y a un fond de vérité. On n’en sait rien, tout ce qu’on sait, c’est que Qwant devra encore cravacher fort pour dépasser des mastodontes tels que Google, Yahoo et Bing.